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Chouchou Lazare, Un jeune Styliste de Talent du Gabon!

Chouchou Lazare n’est peut être pas encore reconnu à l’échelle internationale mais son travail est très reconnu. Chouchou Lazare est originaire du Gabon.

Très jeune, il prit goût à faire des vêtements, même si cela n’a pas été une décision facile à prendre avec le nombre de critiques reçu de ses proches. Sa collection m’a ébloui et je ne pouvais m’empêcher de lui demander de m’accorder une interview exclusive pour Jamati. Je vous laisse découvrir l’élégant CHOUCHOU Lazare et sa collection.

Jamati: D’où vous êtes venu le nom de Chouchou LAZARE?

Chouchou Lazare: Chouchou Lazare, c’est mon nom (qui est celui de mon père) et mon  prénom (à coté de tout ça, j’ai un nom Gabonais, qui est kombila).

Jamati: Quelle genre de vêtements vous faites et quelle genre de clientèle avez vous?

Chouchou Lazare: Au début, je faisais des pures créations (j’expérimentais avec toutes les matières possible comme par exemple, “l’herbes de champs”…). C’était des créations qui étaient importables dans la vie courante. En réalité, c’était pour faire remarquer mon travail. Aprés, je me suis spécialisé dans les vêtements de soirées et gala (très élaboré avec des broderies, des perlages et tout le reste ; strass et paillettes…). Depuis peu, je me diversifie en faisant des vêtements de jour (tailleur…) , ainsi que des tenues du soir et des robes de mariée, en passant par le sportwear. Mon vêtement devient de plus en plus épuré et il s’adresse à tous , mais plus précisément à la femme.

Jamati: Quand avez vous su que vous voulais faire de la couture? Comment vous y êtes pris?
Chouchou Lazare:
Ma mère était assistante sociale et technicienne en confection et son oncle faisait de la couture. À 9ans, j’étais doué en dessin, et je faisais déjà des croquis pour ma mère. Avant l’université, je confectionnais déjà des vêtements, mais c’est seulement à l’université que je compris que je voulais faire de cela, mon métier.
Je suis autodidacte (j’ai fait des études de gestion marketing, jusqu’en licence). J’ai également complété mes connaissances en couture par le biais des livres  et des stages chez des stylistes comme Giselles GOMEZ et ALPHADI… .

Jamati: Est ce que votre famille vous as soutenu dans votre passion?
Chouchou Lazare:
Ma famille n’a jamais voulu que je fasse ce métier, qu’il trouvait incertain, mais aujourd’hui, elle est plutôt fière de moi, et croise les doigts pour la suite.

Jamati: Quelles difficultés avez vous rencontré?
Chouchou Lazare:
Les difficultés que j’ai rencontrées sont nombreuses : elles vont des préjugés, au manque de financement. Les préjugés : j’ai entendu, “fais un vrai métier…, c’est un métier de femme et nul …, avec ton bagage intellectuel tu peux mieux faire … , c’est un métier de farfelu … ,et jamais un gabonais ne laissera le vêtement de chez Dior pour le tien … “.
Le manque de financement: les banques ne prêtent pas aux créateurs et il n’existe pas de politique de soutien aux créateurs, et le gouvernement fait la sourde oreille. Donc, il faut bosser dix fois plus pour pouvoir ouvrir son atelier, sa boutique et préparer sa collection, (même la présentation de cette dernière, est un casse tête chinois).

Jamati: Quelles sont certains projets que vous envisagez?
Chouchou Lazare:
Les projets que j’envisage sont : La préparation de la 8éme édition du Fashionshowchou 2011, un gala de mode à Port-Gentil (ville économique du Gabon), terminer mon livre (sur la mode au Gabon) et répondre aux invitation qui arrivent au fur et à mesure, sur le Gabon et sur l’international.

Jamati:  Quelles conseils pourrais vous donner à la jeunesse africaine?
Chouchou Lazare:
Le conseil que je pourrais donner à la jeunesse Africaine, est de croire en eux, et ne laissez personne vous détournez de vos passions et de vos ambitions. La plupart de nos gouvernants disent vouloir assurer l’avenir de la jeunesse et n’en font que le contraire. Alors vous devriez vous battre deux fois, trois fois plus que les jeunes des continents dits développés, et n’oubliez  pas que la force est de votre côté.

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